
L’univers juridique a récemment été secoué par une révélation surprenante de Michael Cohen, ancien avocat personnel et homme de confiance de Donald Trump. Cohen affirme avoir involontairement transmis à son avocat des références juridiques générées par l’intelligence artificielle (IA) provenant de Google Bard, avant qu’elles ne soient soumises à un juge. Cette situation inédite met en lumière les défis que l’IA peut présenter dans le domaine du droit, soulevant des questions sur la fiabilité des informations générées par ces systèmes.
Les citations générées par l’IA : un malentendu pour Michael Cohen
Dans un dossier de la Cour dévoilé récemment, Cohen a admis avoir découvert ces citations fictives en effectuant des recherches sur Google Bard, ignorant totalement que le service pouvait générer des cas juridiques inexistants. En tant que non-juriste, Cohen n’était pas au courant des risques associés aux technologies juridiques émergentes et pensait que Google Bard était simplement un moteur de recherche puissant. Ces citations ont été utilisées dans une tentative de mettre fin plus tôt à la surveillance judiciaire de Cohen, après sa condamnation en 2018 pour évasion fiscale, infractions liées au financement de campagne et mensonges au Congrès.
Google Bard vs ChatGPT : la bataille des moteurs de recherche AI
Google Bard, lancé cette année en réponse à ChatGPT de Microsoft, est conçu pour générer rapidement du texte en réponse à des requêtes d’utilisateurs. Cependant, ces outils ont la réputation de créer des informations fictives, communément appelées « hallucinations« . Cette situation rappelle la confrontation précédente entre des avocats et ChatGPT, où des citations juridiques inventées ont également été présentées à un tribunal, entraînant des sanctions financières.
La Défense de Cohen : un « Honest Mistake » de son Avocat
Cohen attribue la responsabilité à son avocat, David M. Schwartz, affirmant qu’il n’a pas vérifié la validité des citations avant de les soumettre au juge. Malgré cela, Cohen plaide en faveur de la clémence envers Schwartz, qualifiant cette erreur de « malentendu honnête » résultant de l’inadvertance plutôt que d’une intention de tromper.
L’affaire Cohen met en lumière les défis et les risques liés à l’utilisation de l’IA dans le domaine juridique. Alors que ces technologies offrent des avantages, elles exigent également une vigilance accrue pour éviter des erreurs coûteuses. Les avocats, les chercheurs juridiques et même les non-professionnels doivent rester informés sur les évolutions de la technologie juridique pour assurer une pratique juridique fiable et éthique.